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1. Les cycles économiques
Le caractère cyclique de certains phénomènes n'est plus a
démontrer (cycles naturels (les saisons), ou bien cycles mécaniques
(moteur à explosion)...Concernant les cycles économiques et plus
particulièrement les cycles boursiers, il est fondamental de se
persuader de leur caractère cyclique.
Les cycles économiques conditionnent les variations du marché.
Leurs durées et leurs amplitudes sont variables d'un cycle à un autre.
Les cours des indices, des actions et des monnaies sont en
perpétuels mouvement; Ils montent et baissent de manière incessante
et il est toujours certain qu'a une hausse succèdera un baisse et
inversement. Il est impossible qu'une valeur monte sans arrêt, sans
aucun changement de tendance. Même si cette valeur recèle des atouts
majeurs, elle subira obligatoirement une influence économique
exogène (qui vient de l'extérieur) comme une hausse des taux
d'intérêts, du dollar ou les conséquences d'un évènement politique
ou un conflit armé...
Le caractère cyclique de
l'économie s'explique par la recherche d'un équilibre permanent de
la croissance économique.
Selon la théorie économique classique et dans la réalité
aussi, les phases de cycles courts et les cycles boursiers se décomposent
de la façon suivante :
1) RECESSION : forte baisse des taux d'intérêt
= début du redressement boursier tiré par la hausse
du cours des obligations.
La baisse des taux sonne l'arrêt de la baisse du marché.
C'est la phase où l'on commence à corriger les excès
de la phase précédente. Les investisseurs sont rassurés
par la baisse des taux mais sont à l'affût des bonnes
nouvelles concernant l'économie pour continuer à investir.
Les valeurs non cycliques (défensives) ont encore la faveur
des investisseurs. Néanmoins, ils commencent à s'intéresser
à certaines valeurs cycliques.
ATTENTION
Pendant cette phase, on assiste à des "faux démarrages",
marché volatil. L'indice boursier monte et, à la moindre
mauvaise nouvelle, il fait marche arrière.
Les bénéfices des valeurs cycliques sont au plus bas,
voire en perte.
2) PHASE DE REPRISE ECONOMIQUE : baisse des taux = hausse du
cours des obligations et du cours des actions.
C'est la période la plus favorable pour investir en bourse.
Pratiquement toutes les actions montent, mais ce sont les valeurs
cycliques (qui dépendent de la croissance économique...)
qui ont la faveur des investisseurs. Ceux-ci ne retiennent que les
bonnes nouvelles. C'est un marché où l'on se laisse
porter par la hausse.
ATTENTION
Ne jamais "se mettre" vendeur à découvert
(vendre des titres que l'on ne possède pas) dans ce type
de marché.
3) PHASE D'EXPANSION :
Début de la remontée des taux d'intérêt
= les actions plafonnent et les obligations commencent à
baisser.
C'est ce que l'on appelle le "haut de cycle". Les actions
ont déjà fortement monté. Les investisseurs
deviennent très sélectifs. Ils sanctionnent durement
les mauvaises nouvelles et privilégient les valeurs à
très bonne visibilité. Les mouvements sont assez violents
sur le marché en général et sur certaines valeurs
en particulier. C'est un marché de trading où l'on
peut faire d'excellents "aller-retour". En contrepartie,
il faut savoir reconnaître ses erreurs et sortir de ses positions
perdantes.
Les sociétés gagnent beaucoup d'argent, elles en profitent
pour acheter d'autres sociétés - favorisez les valeurs
opéables.
C'est un cycle favorable aux opérations financières.
Compte tenu de la hausse de leurs titres, les entreprises en profitent
pour réaliser des augmentations de capital.
On assiste à de nombreuses introductions en bourse.
ATTENTION

Les augmentations de capital et les introductions ont pour effet
de ponctionner beaucoup de liquidités.
4) PHASE DE SURCHAUFFE : poursuite de la remontée des
taux d'intérêt = baisse du cours des actions et du
cours des obligations.
La remontée des taux d'intérêt sonne la fin
de la période haussière et le début de la baisse
du marché action (voir prime de risque). On corrige les excès
du cycle passé pour en général tomber dans
des excès inverses. Les valeurs défensives (agroalimentaire,
pharmacie, distribution...) sont recherchées. Les médias
ne parlent plus de la bourse - ce n'est plus la mode.
ATTENTION

Les cycles boursiers sont étroitement liés aux cycles
économiques. En effet, c'est la vigueur de l'économie
qui permet la croissance des bénéfices des sociétés.
Néanmoins, la santé des entreprises est en décalage avec les
cycles économiques. Les entreprises connaissent leur meilleur
résultat en fin de phase d'expansion et en phase de surchauffe alors
que le marché a déjà baissé.
Et inversement, les cours commencent à
monter en bas de cycle, alors que les entreprises sont en perte
(valeurs cycliques) ou ont une croissance bénéficiaire faible.
les phases économiques/boursières .

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