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Il faut toujours motiver ses décisions, de quelque
nature qu'elles soient (achat, vente, report...)
par des raisons d'ordre stratégique.
Il est absolument fondamental d'éliminer de
toute action boursière les facteurs émotionnels, intuitifs ou
sentimentaux. Une décision d'achat ou de vente doit être
une décision objective d'où des éléments tels que
panique,
euphorie, impression, impulsion doivent être systématiquement
exclus. Ce principe de base , qui peut paraître évident à certains
est, en fait, extrêmement difficile à respecter. Un des grands
dangers en Bourse est d'agir à contretemps. Il est prouvé
que plus les cours montent, plus on est tenté d'acheter et que l'on
achète à des cours effectivement beaucoup trop élevés. A l'inverse,
plus les cours baissent, plus on est tenté de vendre (par peur ou
par dépit) et plus on vend effectivement à des cours où une
stratégie appliquée d'une façon rigoureuse commanderait
d'acheter. Ces phénomènes sont bien connus. mais il est extrêmement
difficile d'y résister.
Il ne faut jamais aller contre la tendance générale : Le caractère cyclique de la tendance des
Bourses n'est plus à démontrer. Cette tendance est liée à
l'évolution conjoncturelle du moment (c'est-à-dire liée à des
phénomènes généraux d'ordre économique ou politique). Un
Investisseur boursier ne doit plus avoir d'actions en
portefeuille quand la tendance générale baisse. Il doit appréhender
d'une façon claire, les retournements de tendance de façon à
investir au bon moment, c'est-à-dire peu après le début d'une hausse
et vendre quand il le faut, c'est-à-dire peu après le
retournement de tendance. Il est
inutile de conserver des titres en portefeuille (et bien pis encore
d'en acheter) quand les indices montrent qu'une bourse baisse. Il
faut alors être, liquide et placer ses liquidités dans un
fond en réméré (qui rapporte peu, mais qui ne peut pas
baisser). Il est beaucoup plus difficile de vendre que d'acheter,
mais il vaut mieux encaisser effectivement un (petit) bénéfice que
de subir une perte importante (même virtuelle).
II ne faut jamais investir en Bourse des
disponibilités
passagères dans l'espoir de faire une
plus-value rapide.
En effet, la récupération des sommes
investies quand on en aura besoin, se fera presque toujours dans de
mauvaises conditions. Le moment de vendre ne doit pas être imposé
par un évènement extérieur mais choisi par
l'investisseur. Acheter des actions avec le montant de son tiers
provisionnel, dans l'espoir qu'il rapportera au moins quelque chose,
avant de disparaître sans espoir de retour, est une très mauvaise
solution. Il ne faut investir en Bourse que des sommes dont on n'a
pas un emploi immédiat et, si possible, destinées
uniquement à cet usage. "Acheter au son du canon (c'est-à-dire
quand tout va mal) et vendre au son du violon", est un proverbe
boursier que tout investisseur potentiel devrait méditer.
L'idéal est d'investir régulièrement en plus du réinvestissement de
ses plus-values et de ses dividendes. L'application scrupuleuse
de cette règle fera redécouvrir à l'investisseur boursier le
principe de l'épargne par capitalisation si cher aux inconditionnels
de la caisse d'épargne.
Il faut avoir une stratégie clairement établie et
s'y tenir.
Il est indispensable pour opérer en Bourse d'avoir une stratégie. Il n'existe pas de
meilleure stratégie dans l'absolu mais des stratégies plus ou moins
bonnes en fonction des risques acceptés. Ces risques sont affaire de
tempérament et chacun devra d'abord savoir ceux qu'il accepte de
prendre. Une stratégie devra ensuite être définie en fonction du
temps que l'investisseur peut consacrer (chaque semaine) à la
gestion de son portefeuille (c'est très important).
Une stratégie peut être très simple (acheter et revendre dès qu'un
retournement supérieur à 10% apparaît, est une stratégie simple et
efficace) ou beaucoup plus sophistiquée. Cette stratégie étant
clairement, définie (il faut l'écrire). il faut alors
impérativement la suivre afin de respecter
le premier principe.
Un portefeuille d'actions doit être correctement
diversifié (ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier).
La notion de diversification des biens est
assez étendue et peut s'appliquer à divers niveaux. Patrimoine:
(immeubles, oeuvres d'art, valeurs mobilières), valeurs
mobilières: (obligations, actions), enfin, diversification des
actions. Le but de la diversification est la dilution des
risques. Ces risques pour les actions sont de 3 natures. Les
risques géographiques (actions françaises, étrangères, mines
d'or) liés à la politique des Etats. Quatre secteurs géographiques
différents représentent une bonne diversification du portefeuille.
Les
risques sectoriels liés à l'évolution du secteur d'activité
économique dans lequel évolue la société (secteur "bancaire" ou
"agro-alimentaire" par exemple). Là aussi, quatre secteurs
différents représentent une bonne diversification. Le dernier
risque concerne la non liquidité, c'est à dire la difficulté
pour l'investisseur de revendre un titre au moment où il a besoin
d'argent alors que celui-ci est momentanément en perte ou peut
encore monter. On estime généralement ce risque limité si le
portefeuille comporte au minimum 10 ou 15 valeurs différentes.
Pour opérer en Bourse avec bonheur, il
faut se tenir informé. Acheter des actions de
telle société parce que "le dentiste de la voisine, qui en avait
achetées l'année dernière avait gagné beaucoup d'argent, risque de
procurer quelques désagréments. L'investisseur pressé, qui ne peut
distraire quelques heures par mois pour suivre l'évolution de la
Bourse et des sociétés qui la composent ne doit pas s'attendre, lui
non plus, à réaliser des performances extraordinaires. Pour gagner
de l'argent en Bourse il faut prendre le temps de lire quelques
journaux économiques ou financiers pour se tenir au courant du
climat international ou des informations concernant les sociétés. Il
faut pouvoir faire la synthèse de plusieurs informations ou analyses
différentes (analyse graphique et fondamentale par exemple). Il ne
faut pas se laisser influencer par les "tuyaux" et considérer les
rumeurs avec méfiance. Les chiffres, les indices, les
courbes sont des éléments
Indiscutables d'appréciation oui seuls permettent de se faire une opinion
objective.
L'euphorie boursière
est mauvaise conseillère : en profiter pour vendre vos positions...
Les titres qui
montent brusquement : si un titre monte fortement et brutalement,
vendre la position en fractionnant (en 2 ou 3 fois) afin de suivre
le cas échéant, la hausse...
Plus value :
ne pas oublier qu'une
plus value potentielle devient réalité que lorsqu'elle a été encaissée....
Ne croyez pas que les
arbres montent jusqu'au ciel : cet adage boursier de base avait été jeté aux
oubliettes pendant l'envolée des technologiques... Lorsque vous
achetez un titre (que vous aurez soin de choisir parce qu'il offre
une opportunité eu égard à sa faible valorisation (ratio cours/actif
net et per...) vous devez vous fixer un prix de vente.
Calculez-le en fonction des valorisations atteintes par des sociétés
comparables sachant qu'un ratio cours/actif net supérieur à 4
devient un niveau élevé, ou lorsque le MACD mensuel passe en zone
négative.
Mieux
vaut se couper une main qu'un bras :
c'est à dire qu'il est
préférable, de se débarrasser d'une action ayant déçu ou surévaluée
avec une légère moins-value - par exemple de 10% - plutôt que de
s'entêter à la conserver et de constater un recul de 50%, voire
plus, du titre. En effet, lorsqu'une phase de baisse commence, elle est
souvent durable.
Profitez et
tirez parti des anomalies de marché temporaires:
PROFITEZ des valeurs
lorsqu'elles ne sont pas chères
(ratio cours/actif net
et per
faibles) et peu endettées. Si elles sont délaissées par le marché
(effet de mode...), sachez qu'un jour ou l'autre elles reprendront
le chemin de la hausse pour retrouver des niveaux de valorisation
habituelles, et là c'est le jackpot...
Privilégiez
l'analyse fondamentale et financière :
Pour avoir le courage d'acheter lors des phases de déprime
et de vendre en cas d'euphorie, il faut bien connaître les sociétés
dans lesquelles vous investissez et avoir une approche fondamentale,
et non basée sur l'analyse graphique. A partir de critères variables
selon les secteurs d'activité (rapports cours/ bénéfices, taux de
croissance bénéficiaire, taux de rendement, décote par rapport à
l'actif net, ratio capitalisation/chiffre d'affaires, etc.), vous
vous faites une idée de la valeur réelle de l'entreprise sur
laquelle vous avez jeté votre dévolu. Si le cours est très déprécié,
vous pouvez envisager un achat. Et si, une fois le titre en
portefeuille, la conjoncture boursière est mauvaise et que votre
action poursuive sa chute, vous n'avez pas d'inquiétude excessive à
avoir. En l'absence de mauvaise surprise concernant l'activité, vous
savez que cette valeur retrouvera forcément un jour prochain les
faveurs du marché.
De même, lorsque la Bourse voit la vie en rose, vous saurez à
partir de quel moment une surévaluation commence à apparaître. Vous
pourrez alors commencer à concrétiser votre plus-value, au besoin en
procédant à des ventes partielles de quelques titres pour
accompagner le mouvement haussier.
Conservez votre sang-froid :
La panique, en Bourse,
est toujours mauvaise conseillère. L'affolement vous conduit souvent
à acheter au plus haut
et à vendre au plus bas (en phase de krach boursier, les
transactions sont généralement très élevées). Si vous avez pris la
peine d'étudier la société dans laquelle vous investissez et si vous
n'avez pas besoin de vos fonds à brève échéance, vous n'avez pas de
raison de brader votre position. Toutefois, la maîtrise de soi ne doit pas vous
empêcher de vous adapter rapidement à un changement de donne.
Réagissez vite à une nouvelle, positive ou négative
: votre raisonnement fondamental a, en
effet, été basé sur un certain nombre de données. Si l'une d'entre
elles vient à changer, il vous faut revoir immédiatement votre
position. Les ajustements en Bourse sont très rapides, surtout en
cas de révisions en baisse d'estimations bénéficiaires. En général,
en cas de «profit warning», il faut
vendre le plus rapidement sa ligne, car la baisse
se poursuit pendant plusieurs séances. En outre, la valeur ne
retrouvera pas de sitôt la faveur des investisseurs. Il y aura sans
doute bien mieux à faire ailleurs. Enfin, l'histoire montre qu'une
première révision en baisse est le plus souvent suivie par d'autres.
De futures phases de baisse sont donc à craindre, même si,
entre-temps, des rebonds techniques peuvent se produire.
Le même raisonnement vaut pour des révisions en
hausse. Un achat immédiat a de fortes chances de se révéler payant,
car il est bien difficile d'anticiper le moment où surviendront des
prises de bénéfices.
Tenez compte des volumes
:
Une baisse ou une
hausse dans des volumes élevés doit également vous amener à vous
poser des questions et, le cas échéant, à réagir vite. En effet, il
y a rarement de fumée sans feu. Toutes les sociétés cotées sont
suivies de près par des investisseurs dont le nombre est évidemment
très fluctuant (une poignée pour une PME du marché libre et des
centaines pour les «blue chips» de la cote). Autant un mouvement
dans de faibles volumes ne donne aucune indication quant à la future
évolution d'un titre, autant une progression ou un recul avec des transactions
plus marquées que d'habitude constitue un signal d'alerte.
Seule exception, qui se
produit surtout sur les
valeurs moyennes:
lorsque la baisse est le fait d'un seul intervenant en dépit de
volumes conséquents. En effet, ce dernier peut avoir des raisons de
vendre qui lui sont propres. Par exemple, un besoin de liquidités ou
la décision prise par le gérant d'une Sicav ou d'un fonds de se
débarrasser d'une ligne résiduelle à n'importe quel prix. Dans cette
hypothèse, le recul doit au contraire être mis à profit pour se
constituer une ligne à bon compte.
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